TITRE X-Men : L’Intégrale 1986 (I) — Tome 12
ISBN / EAN 9782845389984
SCÉNARISTES Chris Claremont (principal), Barry Windsor-Smith, Jo Duffy
DESSINATEURS John Romita Jr. (principal), Dave Cockrum, Paul Smith, Rick Leonardi, Michael Golden, Steve Leialoha, Barry Windsor-Smith, June Brigman
ENCREURS Terry Austin, Whilce Portacio, Bob McLeod, Barry Windsor-Smith, Al Williamson, Dan Green
COLORISTES Glynis Oliver, Michael Golden, Barry Windsor-Smith
COUVERTURE Rick Leonardi
TRADUCTRICE Geneviève Coulomb
ÉDITEUR Panini Comics
COLLECTION Marvel Classic
DATE DE PARUTION (VF) 3 juin 2007
FORMAT Format comics — Couleur — 340 pages — Broché — avec galerie de couvertures
CONTENU VO Uncanny X-Men (1963) #201–208 + X-Men Annual (vol. 1) #8 + Marvel Fanfare (vol. 1) #1–4 — Marvel Comics (janvier–août 1986)
NOTE ÉDITORIALE
Ce tome 12 est le premier des deux volumes consacrés à l’année 1986 dans la collection X-Men : L’Intégrale de Panini Comics. Il couvre la période janvier–août 1986, soit les épisodes Uncanny X-Men #201 à #208, l’Annual #8, et les quatre premiers numéros de Marvel Fanfare avec les X-Men.
L’année 1986 est une période charnière pour la série. Chris Claremont, scénariste historique des X-Men depuis 1975, est à son apogée créatif. John Romita Jr., qui dessine la série régulière depuis le numéro 175, impose un style dynamique et charpenté qui deviendra l’image iconique des X-Men de cette époque.
Parmi les moments clés de ce volume : le numéro #201, “Nuclear War”, dans lequel Cyclope affronte Storm pour le leadership des X-Men — duel mémorable qui se conclut par la victoire de Storm, encore dépourvue de ses pouvoirs. L’Annual #8 et les épisodes de Marvel Fanfare permettent de retrouver Claremont associé à Michael Golden dans une histoire en quatre parties d’une tonalité plus intimiste.
La collection X-Men : L’Intégrale de Panini rassemble l’intégralité des aventures des mutants dans l’ordre chronologique de parution, constituant la référence française pour les lecteurs souhaitant (re)lire l’ère classique.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Storm (Ororo Munroe) — Mutante capable de contrôler les phénomènes météorologiques, elle est à cette période leader des X-Men malgré la perte temporaire de ses pouvoirs. Son duel contre Cyclope au numéro #201 est l’un des moments les plus marquants du run Claremont.
Cyclope (Scott Summers) — Fondateur des X-Men et longtemps figure tutélaire de l’équipe. Ce volume marque une période de transition difficile pour lui.
Wolverine — Figure incontournable de l’équipe depuis Giant-Size X-Men #1 (1975). Son association avec Claremont et Romita Jr. est l’une des plus fécondes de la série.
Il y a des périodes dans l’histoire d’une série qui se lisent différemment selon que l’on connaît ou non ce qui vient après.
1986 est l’une d’elles pour les X-Men. A ce stade, Chris Claremont a déjà signé dix ans ininterrompus sur la série — une longévité rare dans les comics américains — et il est au sommet de sa maîtrise. Les personnages qu’il a développés, affinés, parfois réinventés depuis 1975 sont devenus des figures culturelles à part entière. Et il continue de les bousculer.
L’épisode #201 est emblématique de cette ambition. “Nuclear War” n’est pas une histoire de super-vilains ou d’invasion cosmique. C’est un duel en huis-clos entre Storm et Cyclope pour décider qui mérite de diriger les X-Men — Storm, qui a perdu ses pouvoirs lors d’une confrontation précédente mais dont le leadership moral est incontestable, contre Cyclope, fondateur de l’équipe mais dont l’instabilité personnelle commence à peser. La victoire de Storm, sans ses pouvoirs, face à l’un des mutants les plus puissants de la planète, est l’un des moments les plus audacieux de toute l’ère Claremont.
John Romita Jr., qui dessine la série régulière depuis 1983, apporte à ces années un style charpenté et expressif qui tranche avec le registre plus élégant de ses prédécesseurs (Dave Cockrum, Paul Smith). Ses planches d’action ont une densité et une brutalité qui préfigurent les comics des années 1990 tout en restant ancrées dans la tradition Marvel des années 1980.
Les épisodes de Marvel Fanfare avec Michael Golden offrent un contrepoint bienvenu : un registre plus intimiste, une palette graphique différente, un rythme plus posé qui laisse de la place aux personnages en dehors de l’action.
Un tome incontournable pour les lecteurs de l’ère classique.

