SCÉNARISTE : Chris Claremont (co-scénariste avec Jim Lee sur X-Men #1-3)
DESSINATEUR : Jim Lee
COLORISTE : Glynis Oliver (Uncanny X-Men #256-258) ; Joe Rosas (Uncanny X-Men #268, 269, 274-277 ; X-Men #1-3)
ENCREUR : Scott William
ÉDITEUR : Panini Comics
GROUPE ÉDITORIAL : groupe Panini SpA
COLLECTION : Marvel Deluxe
DATE DE PARUTION : 22 avril 2026
FORMAT : cartonné, 344 pages, 18,3 x 27,7 cm
ISBN-EAN : 9791039146326
CONTENU VO : Uncanny X-Men (1963) #256-258, #268, #269, #274-277 ; X-Men (1991) #1-3 — précédemment publiés en France dans X-Men : L’Intégrale 1990 (I), 1991 (I) et 1992 (I)
NOTE ÉDITORIALE
Ce volume Marvel Deluxe réunit pour la première fois en France en un seul album l’ensemble des épisodes produits par le duo Chris Claremont et Jim Lee sur les titres X-Men entre 1989 et 1991. C’est une sélection de onze épisodes emblématiques, organisée autour de cinq arcs narratifs distincts, qui couvre la période la plus déterminante de la collaboration entre le scénariste qui a façonné les X-Men modernes et le dessinateur dont le style a redéfini l’esthétique super-héroïque pour toute une génération.
Jim Lee arrive sur Uncanny X-Men avec le numéro 248 en 1989, mais c’est à partir des épisodes #256-258 que le duo Claremont-Lee commence à fonctionner pleinement. L’arc de la transformation de Psylocke — Lady Mandarin — est le premier grand récit dessiné par Lee sur la série. À Hong Kong, après avoir traversé le Siège périlleux, Psylocke (Elizabeth Braddock) tombe aux mains de la Main sous la manipulation de Matsuo Tsurayaba. Corps et conscience transformés, elle devient Lady Mandarin, assassin ninja télépathique. C’est Wolverine qui parviendra à briser son conditionnement dans l’épisode #258. Ces trois numéros introduisent une version de Psylocke qui restera canonique pendant des décennies — corps asiatique, lame psychique, personnalité redéfinie — et marquent un tournant majeur dans l’écriture de Claremont pour le personnage.
L’épisode #268, publié en octobre 1990, est l’un des plus célèbres numéros de la série. Construit sur une structure temporelle en miroir, il montre dans le présent Wolverine, Captain America et la Veuve Noire à Madripoor face à des mercenaires, tandis qu’un flashback situé en 1941 montre les mêmes trois personnages combattre les mêmes ennemis à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale. L’épisode est un tour de force narratif et graphique, avec des séquences d’action parmi les plus dynamiques jamais produites par Lee.
L’épisode #269 montre Malicia confrontée à la conscience de Carol Danvers absorbée des années auparavant, transformée ici en entité maléfique. C’est un épisode psychologique centré sur l’identité fragmentée de Malicia, dont la résolution la conduit vers la Terre Sauvage et la rencontre avec Magnéto.
Les épisodes #274-277 forment l’arc des Shi’ars, qui voit les X-Men partir dans l’espace pour affronter une invasion de Skrulls ayant pris le contrôle des Starjammers. Le Professeur X retrouve l’équipe à l’issue de cet arc, qui constitue le dernier chapitre significatif du run de Claremont avant sa rupture avec Marvel. Joe Rosas remplace Glynis Oliver à la couleur, avec une palette plus chaude et contrastée.
Les épisodes #1-3 de la nouvelle série X-Men, lancée en août 1991, marquent un moment éditorial sans précédent. Le numéro 1 bat tous les records de vente de l’histoire du comics américain avec plus de huit millions d’exemplaires vendus toutes variants confondues. Claremont co-écrit encore ces trois épisodes avec Lee avant de quitter définitivement la série. On y voit le retour de Magnéto à l’astéroïde Génocide et l’affrontement entre l’équipe bleue de Cyclope et l’équipe dorée de Tornade. C’est le dernier travail conjoint du duo, et l’un des moments les plus emblématiques de l’âge d’or Marvel des années 1990.
L’intérêt de ce volume Marvel Deluxe réside précisément dans ce rassemblement inédit : ces épisodes étaient jusqu’ici dispersés en France entre trois volumes de la collection L’Intégrale. Les réunir dans un seul album grand format valorise les planches de Lee et constitue une proposition éditoriale cohérente aussi bien pour les collectionneurs que pour les lecteurs découvrant cette période.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Psylocke (Elizabeth Braddock / Lady Mandarin). Télépathe britannique dont la transformation physique et mentale opérée par la Main constitue l’arc d’ouverture du volume. Psylocke devient dans ces épisodes la version du personnage qui s’imposera durablement dans la continuité Marvel : corps asiatique, lame psychique matérialisée, rapport à la violence radicalement différent de la Betsy Braddock originelle.
Wolverine (Logan). Présent dans les cinq arcs du volume, il est le fil conducteur de ce recueil. C’est lui qui libère Psylocke (#258), que l’on retrouve aux côtés de Captain America en 1941 (#268), qui accompagne l’équipe dans l’espace (#274-277) et qui intègre l’équipe bleue de Cyclope (#1-3). La version de Lee — muscles saillants, griffes acérées, postures agressives — reste l’imagerie de référence du personnage pour des millions de lecteurs.
Malicia (Rogue). Personnage central de l’épisode #269, elle est présentée dans sa complexité la plus profonde : incapable de toucher quiconque sans absorber son psychisme, elle porte en elle la conscience de Carol Danvers comme une blessure permanente. Son échouage en Terre Sauvage et sa rencontre avec Magnéto amorcent une relation développée dans les arcs suivants.
Magnéto. Présent en filigrane dans plusieurs épisodes et central dans les premiers numéros de X-Men (1991), il redevient à Génocide la menace absolue qu’il n’avait jamais tout à fait cessé d’être malgré ses tentatives de réhabilitation. L’affrontement avec les X-Men dans les épisodes #1-3 constitue l’un des grands moments de sa rivalité avec le Professeur X.
Captain America et la Veuve Noire. Leur présence dans l’épisode #268 est un événement éditorial en soi : Lee dessine une version de Captain America des années 1940 d’une force visuelle remarquable, et la structure en miroir temporel entre deux générations de combattants reste l’une des idées narratives les plus élégantes du run.

