SCÉNARISTE : Robert Kirkman
DESSINATEUR : Lorenzo De Felici
COLORISTE : Patricio Angel Delpeche ; Matheus Lopes
ENCREUR : non crédité séparément — encrage intégré au dessin de Lorenzo De Felici
LETTREUR VF : Studio Makma ; Gaël Legeard
TRADUCTEUR : Julien Di Giacomo
ÉDITEUR : Urban Comics
GROUPE ÉDITORIAL : groupe Dargaud-Lombard / Média-Participations
COLLECTION : Energon Universe
DATE DE PARUTION : 29 novembre 2024
FORMAT : broché, 126 pages, 18,8 x 28,2 x 1,5 cm — couverture avec vernis sélectif
ISBN-EAN ÉDITION RÉGULIÈRE : 9791026812487
ISBN-EAN ÉDITION VARIANTE : 9791026812593
CONTENU VO : Void Rivals (2023) #7-12 ; récit de 6 planches issu de Energon Universe FCBD Special (2024) — inédits en France en album. Galerie de couvertures en fin de volume (6 pages).
NOTE ÉDITORIALE
Void Rivals tome 2 : Traqués rassemble les épisodes #7 à #12 de la série Void Rivals, publiée par Image Comics à partir de juin 2023, avec en complément un récit court de six planches paru dans l’Energon Universe Free Comic Book Day Special de 2024. La série a été sélectionnée dans la sélection officielle du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2025 et dans la sélection Fauve des lycéens — distinction rare pour un comics américain de genre dans un festival dominé par la bande dessinée franco-belge et le manga.
Void Rivals est la série fondatrice de l’Energon Universe, le nouvel univers partagé lancé par Skybound Entertainment — la société de Robert Kirkman — en partenariat avec Hasbro, propriétaire des licences Transformers et G.I. Joe. Le premier numéro de Void Rivals, en juin 2023, révélait dans ses dernières pages la présence d’un Cybertronien sur la planète Zertonia — moment de bascule qui annonçait que la série n’était pas simplement un space opera indépendant mais bien l’acte fondateur d’un univers partagé qui allait progressivement intégrer les personnages Transformers et G.I. Joe dans une continuité commune et originale.
L’arc du tome 1 avait posé les bases : Darak, guerrier zertonien, et Solila, combattante agorienne, deux représentants de peuples ennemis engagés dans une guerre millénaire autour du contrôle de l’Anneau Sacré — une mégastructure orbitale en décomposition qui divise leurs deux mondes — s’étaient retrouvés seuls et blessés après un crash, contraints de coopérer pour survivre avant de rejoindre leurs camps respectifs porteurs d’une révélation explosive sur la vérité de leur conflit.
Ce tome 2 prolonge la fuite en terrain inconnu. Après avoir échappé aux autorités zertoniennes dans les dernières pages du tome 1, Darak et Solila s’aventurent dans l’Interzone — l’immense No Man’s Land qui divise l’Anneau Sacré en deux. Peu d’êtres vivants s’y sont aventurés, encore moins en sont revenus. C’est dans cet espace intermédiaire, hors de portée des deux camps en guerre, que les deux protagonistes vont découvrir les premières traces tangibles de la présence des Cybertronniens dans leur univers — et que Kirkman commence à tisser les connexions entre l’histoire de Darak et Solila et la mythologie Transformers.
La menace immédiate de ces épisodes est Proximus — un chasseur zertonien dont l’efficacité et la détermination constituent la pression dramatique principale du tome. Sa traque de Darak et Solila à travers l’Interzone génère un rythme d’action soutenu que Kirkman alterne avec des moments d’exposition sur la géographie et l’histoire de l’Anneau Sacré, révélant progressivement la nature exacte de la mégastructure et ses liens avec l’Energon — la ressource énergétique au cœur des conflits Transformers dans toutes les continuités de la franchise.
Le récit de six planches issu du FCBD 2024 fonctionne comme un interlude narratif — un moment de respiration entre les deux arcs qui enrichit la géographie de l’univers sans constituer un épisode à proprement parler.
Lorenzo De Felici confirme avec ce tome la qualité graphique exceptionnelle qui avait fait l’objet d’éloges unanimes pour le premier volume. Son style — ligne claire d’inspiration européenne, couleurs vives contrastées en collaboration avec Patricio Angel Delpeche et Matheus Lopes, design de personnages et de vaisseaux d’une précision et d’une inventivité constantes — est l’un des points forts de la série. L’Interzone, en particulier, donne à De Felici l’occasion de déployer des environnements visuellement inédits : un espace qui n’appartient à personne, dont l’architecture dégradée et les phénomènes atmosphériques hors normes sont rendus avec une minutie qui renforce l’immersion.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Darak. Guerrier zertonien, représentant de l’un des deux peuples ennemis qui se disputent le contrôle de l’Anneau Sacré depuis des générations. Sa coopération forcée avec Solila au tome 1 a ébranlé ses certitudes idéologiques sans les effacer — il reste zertonien dans ses réflexes et ses loyautés, mais sait désormais que la vérité sur le conflit est plus complexe que ce qu’on lui a enseigné. Dans ce tome, la fuite à travers l’Interzone le confronte à des réalités qui dépassent le cadre du conflit qui a structuré toute son existence.
Solila. Combattante agorienne, miroir de Darak : même structure narrative, valeurs inverses, mêmes certitudes ébranlées. Sa relation avec Darak — tension permanente entre la méfiance atavique envers l’ennemi héréditaire et la solidarité née de la survie commune — est le moteur affectif de la série. Sa capacité à remettre en question les fondements de sa propre culture plus rapidement que Darak en fait le personnage le plus dynamique du duo.
Proximus. Chasseur zertonien envoyé aux trousses de Darak, dont la traque implacable à travers l’Interzone constitue la menace centrale du tome. Personnage défini par sa fonction plutôt que par sa psychologie dans ces épisodes — il est la pression qui empêche Darak et Solila de s’arrêter — mais dont la présence physique dans un environnement aussi hostile que l’Interzone révèle une détermination qui dépasse le simple ordre militaire.
Les Cybertronniens (premiers contacts). La présence croissante des robots Transformers dans l’univers de Void Rivals est le fil de connexion qui relie la série à l’Energon Universe dans son ensemble. Leur apparition dans ce tome est encore partielle et fragmentée — des traces, des technologies, des structures — mais constitue le point de bascule qui transforme Void Rivals d’un space opera indépendant en pierre angulaire d’un univers partagé beaucoup plus vaste.

