Je vous propose de parler d’une autre grande évasion, celle de Mister Miracle de la prison qu’est Apokolipse. Une épopée toute en tension également. Une histoire qui vous fera passer par toutes les émotions. Raconté par l’auteur de roman pour jeunesse Varian Johnson et illustré par le graphiste/designer Daniel Isles dans Mister Miracle: The Great Escape, publié par Urban Link, le label au format souple d’Urban Comics.
Un récit qui aborde subtilement sans en abuser des sujets très graves comme le despotisme, l’inégalité des classes, la vie sans parents, le racisme, et le rang social qui nous impose un destin que l’on ne souhaite pas forcément. Mais ces thèmes ne sont là qu’en fond de l’histoire principale.
Un récit très bien construit qui nous plonge dès le début au cœur de l’action. Un gamin semble tenter de s’évader, mais de s’évader de quoi et pourquoi. En tout cas, le lieu semble un peu hostile. On y retrouve des lames mortelles, des passages sous l’eau, et des créatures mutantes à franchir. Mais c’est pas chose simple car il va échouer et presque y passer.
On découvre petit à petit sa vie avec une mère adoptive dont la fille est très malade, l’école cruel de Mamie Bonheur, ses camarades qui comptes sur lui car il semble doué pour les acrobaties, les furies qui font plus ou moins la lois, son future quasiment certain dans les rangs de l’armée de Darkseid, la vie de troc pour obtenir de quoi tenter ses évasions, et aussi Darkseid qui le tient un peu à l’œil sans que l’on sache au départ pourquoi.
Mais dans tout ce malheur l’auteur à su y apporter un peu d’espoir, de poésie, d’amour et d’héroïsme.
Tandis que le dessinateur apporte son style très unique, encrage fin et aplats de couleurs. Avec utilisation de beaucoup de couleurs dans les tons pastelles qui aident à renforcer le côté pas toujours joyeux de la situation. Avec également une très bonne utilisation des plans larges (tels l’affiche du film) où il guide notre regard avec un subtile jeu sur les couleurs.

