TITRE The Nice House by the Sea — Tome 1
SCÉNARISTE James Tynion IV
DESSINATEUR Álvaro Martínez Bueno
TRADUCTEUR Maxime Le Dain
ÉDITEUR Urban Comics
COLLECTION Grand Format Urban
DATE DE PARUTION (VF) 25 avril 2025
FORMAT Relié 21,3 x 32,1 cm — Couleur — 200 pages — à partir de 15 ans
ISBN / EAN 978-2-7910-2802-0 / 9791026828020
CONTENU VO The Nice House by the Sea (2024) #1–6 — DC Comics / Black Label
NOTE ÉDITORIALE
The Nice House by the Sea est le deuxième cycle de l’univers créé par James Tynion IV et Álvaro Martínez Bueno, suite directe de The Nice House on the Lake (deux tomes, Urban Comics, 2022–2023). Ce premier cycle avait remporté le Grand Prix de la meilleure série au 51e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême en 2024. The Nice House by the Sea introduit un nouveau groupe de survivants dans une nouvelle demeure, tout en reliant progressivement les deux cycles. Le tome 2 de cette série est également disponible chez Urban Comics.
Quand The Nice House on the Lake est sorti en 2022, il a produit l’effet d’une anomalie dans le paysage comics : un huis clos post-apocalyptique construit sur une logique de thriller psychologique, dont la tension montait à travers des personnages profondément humains enfermés dans une demeure que personne n’avait choisie librement. Le récit avait remporté le Grand Prix de la meilleure série au Festival d’Angoulême 2024 — consécration qui a confirmé ce que les lecteurs avaient déjà compris : James Tynion IV et Álvaro Martínez Bueno formaient l’un des duos créatifs les plus précis du comics contemporain.
The Nice House by the Sea est la suite — mais pas la continuation directe. Tynion IV introduit ici un tout nouveau groupe, dans une toute nouvelle demeure, selon une logique qui change les règles du jeu. La villa de bord de mer accueille douze invités soigneusement choisis : tous sont des sommités dans leur domaine respectif — géants de l’industrie, chercheurs, penseurs, créateurs. Ils ont été sélectionnés non pas par sentiment comme Walter l’avait fait pour son lac, mais selon des critères objectifs d’excellence. Ils le savent. Et cette conscience d’être l’élite élue pour incarner l’avenir de l’humanité — au prix de l’abandon de tous les autres — n’est pas sans conséquences sur les dynamiques internes du groupe.
Car avec le talent vient l’ego. Et quand la technologie extraterrestre offre des possibilités quasi illimitées — y compris la modification du corps et de l’identité — les failles et les ambitions de chacun s’épanouissent sans garde-fou. La plupart des habitants de la maison au bord de la mer cèdent rapidement aux possibilités du transhumanisme. Sauf un — et c’est peut-être lui la clé de tout ce cycle.
La mécanique narrative de Tynion IV est ici plus frontale et moins intimiste que dans le premier cycle, le rythme plus tendu, la menace plus immédiate. Et si le premier tome de The Nice House by the Sea pose encore ses pièces plutôt qu’il ne les fait bouger, les connexions entre les deux maisons — confirmées dès ces six premiers épisodes — promettent une confluence narrative dont on ne voit pas encore les contours exacts.
Álvaro Martínez Bueno maintient le niveau graphique qui a fait la force visuelle du cycle précédent : compositions architecturales soignées, gestion expressive des visages, usage de la couleur comme indicateur émotionnel plutôt que comme décoration. Les plans larges sur la villa et la mer Méditerranée donnent à ce cycle une lumière différente du lac — plus ouverte, presque trompeusement rassurante.

