TITRE The Darkness — Tome 2 : Cœurs sombres
ISBN / EAN 9782756022765
SCÉNARISTES Garth Ennis (principal), Malachy Coney
DESSINATEURS Marc Silvestri (principal), Joe Benitez
COLORISTE Steve Firchow
TRADUCTEUR Non crédité dans les sources disponibles
ÉDITEUR Delcourt
COLLECTION Contrebande
DATE DE PARUTION (VF) 23 juin 2010
FORMAT Grand format 17,5 x 26,7 cm — Couleur — 304 pages
CONTENU VO The Darkness Preview + The Darkness (vol. 1) #11–22 — Top Cow / Image Comics
NOTE ÉDITORIALE
The Darkness est une série créée en 1996 par Marc Silvestri, Garth Ennis et David Wohl pour le label Top Cow d’Image Comics. Elle suit Jackie Estacado, mafieux new-yorkais qui découvre le jour de ses 21 ans qu’il est l’héritier du Darkness, une entité millénaire et maléfique qui lui confère des pouvoirs surnaturels actifs uniquement dans l’obscurité. La série appartient à l’univers partagé Top Cow, aux côtés de Witchblade et Artifacts.
Ce deuxième tome de l’édition Delcourt (collection Contrebande) couvre les épisodes #11 à #22 du premier volume américain, soit la deuxième moitié de l’arc fondateur de la série. Il s’inscrit dans une série complète en 5 tomes chez Delcourt : L’Avènement (T01), Cœurs sombres (T02), Âmes damnées (T03), Destination infernale (T04), Seconde Chance (T05).
Garth Ennis, scénariste britannique connu pour Preacher et The Boys, apporte ici sa vision noire et désabusée à un matériau pulp d’action surnaturelle. Marc Silvestri, cofondateur de Top Cow, pose les bases visuelles de la série. Joe Benitez (Magdalena, Wraithborn) prend le relais sur les derniers épisodes du volume.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Jackie Estacado — Tueur à gages de la mafia new-yorkaise, héritier malgré lui du Darkness. Libéré de la tutelle de Sonatine au terme du premier tome, il doit désormais apprendre à maîtriser une puissance qui le dépasse, tout en naviguant entre les factions criminelles et les ennemis surnaturels que son héritage lui a attirés.
Les Darklings — Créatures de ténèbres convoquées et contrôlées par l’hôte du Darkness. Aussi redoutables qu’imprévisibles, ils sont à la fois l’arme principale de Jackie et le signe le plus visible de sa nature monstrueuse.
The Darkness n’a jamais été une série de super-héros classique, et ce deuxième tome en confirme les ambitions.
Jackie Estacado n’est pas un homme bon. C’est un tueur professionnel, formé par la mafia dès l’adolescence, sans illusions sur lui-même ni sur le monde qui l’entoure. Le Darkness ne l’a pas transformé en héros — il a simplement rendu un homme déjà dangereux infiniment plus redoutable, et infiniment plus vulnérable à des forces qui le dépassent.
Ce tome 2 est celui de l’après. Après la découverte de son héritage, après la confrontation avec Sonatine, après les premières leçons brutales sur ce que signifie porter le Darkness. Jackie n’est plus un novice. Il sait qu’il ne peut pas utiliser ses pouvoirs en pleine lumière. Il sait que les Darklings lui obéissent — jusqu’à un certain point. Il sait que l’Angélus n’est pas son seul ennemi.
Ce qu’il ne sait pas encore, c’est comment vivre avec tout ça.
La décision de se rapprocher de la mafia n’est pas un retour en arrière — c’est un calcul. Dans un monde où les menaces surnaturelles se multiplient, avoir une organisation criminelle dans son dos reste une forme de protection. Garth Ennis, dont la plume est taillée pour les récits de violence morale, fait de Jackie un personnage cohérent dans son cynisme : il ne cherche pas à être sauvé, il cherche à survivre.
Marc Silvestri (qui a fondé Top Cow Productions avec d’autres transfuges de Marvel en 1993) impose un style graphique dense et expressif, typique de l’ère Image. Joe Benitez, qui reprend le dessin sur les derniers épisodes du volume, s’inscrit dans la même esthétique musclée et baroque.
Un titre essentiel pour qui veut comprendre l’univers Top Cow et l’une des séries les plus sombres jamais produites sous le label Image Comics.

