TITRE Superman : Origines Secrètes (2009)
SCÉNARISTE Geoff Johns
DESSINATEUR Gary Frank
ENCREUR Jonathan Sibal
COLORISTE Brad Anderson
TRADUCTEUR Thomas Davier
ÉDITEUR Urban Comics
COLLECTION DC Paperback / Superman
DATE DE PARUTION (VF, édition DC Paperback) 13 juin 2025
FORMAT Broché souple avec rabats 16,8 x 26,5 cm — Couleur — 232 pages
ISBN / EAN 978-2-7910-2613-2 / 9791026826132
CONTENU VO Superman : Secret Origin (2009) #1–6 — DC Comics
NOTE ÉDITORIALE
Récit complet en six épisodes, publié originellement chez DC Comics entre 2009 et 2010 par Geoff Johns et Gary Frank. Précédemment traduit en VF dans Geoff Johns présente Superman tome 6 chez Panini Comics, puis réédité par Urban Comics dans la même intégrale. Cette édition DC Paperback en constitue la première publication autonome en format souple et accessible. Superman : Origines Secrètes est l’une des dernières grandes réécritures des origines du personnage dans la continuité DC pré-New 52 — elle s’inscrit dans la tradition des récits fondateurs ouverts par John Byrne (Man of Steel, 1986) et Mark Waid (Birthright, 2003).
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Superman / Clark Kent / Kal-El — Le récit suit Clark depuis son enfance à Smallville, la découverte progressive de ses pouvoirs, ses années au sein de la Légion des Super-Héros dans le futur, et finalement son arrivée à Metropolis. Geoff Johns s’attache à humaniser chaque étape du parcours, insistant sur la solitude de Clark et sur le poids de garder un tel secret.
Lois Lane — Journaliste au Daily Planet, elle apparaît dès l’arrivée de Clark à Metropolis. Sa relation avec Clark Kent — distante, ironique, professionnelle — est posée ici dans sa version d’origine, avant que les pièces du puzzle ne commencent à s’assembler.
Lex Luthor — Lex grandit à Smallville au même moment que Clark, et leur première rencontre est au cœur des tensions qui structureront toute leur relation future. Johns choisit de faire de Luthor une figure fondamentalement blessée et envieuse — non pas du pouvoir, mais de la confiance que les gens accordent spontanément à Superman.
Jimmy Olsen — Photographe au Daily Planet, il est l’un des premiers à accorder sa confiance à Superman à Metropolis, avec un enthousiasme caractéristique qui contraste avec la méfiance ambiante.
Les origines de Superman ont été réécrites plusieurs fois depuis la création du personnage en 1938. John Byrne en avait proposé une version post-Crisis décisive avec Man of Steel en 1986. Mark Waid avait apporté sa propre relecture émotionnelle avec Birthright en 2003. En 2009, Geoff Johns — alors l’un des scénaristes les plus influents de DC — a repris l’exercice avec Superman : Secret Origin, illustré par Gary Frank, en choisissant une approche différente : non pas réinventer, mais approfondir et réconcilier.
Le projet de Johns est de synthétiser les meilleures versions du mythe en une narration cohérente et émotionnellement juste. Il puise dans Smallville — la série télévisée qui avait marqué toute une génération de lecteurs — pour certains détails visuels de l’enfance de Clark (notamment dans la ressemblance de ce dernier avec l’acteur Christopher Reeve en tenue de Superman, un choix de Gary Frank particulièrement apprécié des fans). Il intègre aussi la Légion des Super-Héros, revisitant les aventures du jeune Clark dans le futur avant qu’il ne comprenne pleinement qui il est et ce qu’il peut être.
Le récit s’articule en deux grandes parties. La première — les épisodes #1 à #3 — couvre Smallville : la découverte des pouvoirs, l’amitié compliquée avec un jeune Lex Luthor, la première apparition du costume, les voyages dans le futur auprès de la Légion. La seconde — les épisodes #4 à #6 — suit l’arrivée de Clark à Metropolis, ses premiers jours au Daily Planet, ses rencontres avec Lois, Jimmy et Perry White, et la première grande confrontation publique de Superman avec les forces de Luthor.
Ce qui distingue le travail de Johns dans cet arc, c’est la précision psychologique avec laquelle il traite chaque personnage. Lex Luthor n’est pas simplement jaloux de la puissance de Superman — il est incapable d’accepter que quelqu’un puisse être aimé pour ce qu’il est, sans contrepartie. Clark n’est pas une incarnation lisse de la vertu — il est un jeune homme profondément solitaire, dépassé par ses propres capacités, qui doit apprendre à habiter un rôle que personne ne lui a demandé de jouer.
Gary Frank offre un dessin d’une précision réaliste remarquable, à la fois expressif et narrativement limpide. Ses compositions sont méticuleuses sans jamais sacrifier le dynamisme, et Brad Anderson aux couleurs maintient une palette lumineuse et contrastée qui participe de l’atmosphère à la fois heroïque et intime du récit. Jonathan Sibal à l’encrage achève un ensemble visuel unanimement salué par la critique.
Cette édition DC Paperback constitue la première publication de l’album en format souple autonome chez Urban Comics, rendant l’œuvre accessible sans passer par les intégrales plus volumineuses qui l’avaient précédée.

