TITRE Les Éternels : Seule la Mort est Éternelle — Édition Prestige
ISBN / EAN 9791039103282
SCÉNARISTE Kieron Gillen
DESSINATEUR Esad Ribić
COLORISTE Matthew Wilson
LETTRAGE VF RAM
TRADUCTEUR Jérémy Manesse
ÉDITEUR Panini Comics
COLLECTION Marvel Hors Collection
DATE DE PARUTION (VF) 17 novembre 2021
FORMAT Grand format relié dos toilé — 31,8 x 21,3 cm — Couleur — 216 pages
CONTENU VO Eternals (2021) #1–6 — Marvel Comics (inédits en VF à la date de parution)
BONUS Épisode #1 intégral en noir et blanc — planches originales d’Esad Ribić — nombreux suppléments
NOTE ÉDITORIALE
Les Éternels : Seule la Mort est Éternelle est le premier tome de la relance de la série Eternals par Kieron Gillen et Esad Ribić, publiée chez Marvel Comics à partir de janvier 2021. Cette parution coïncide avec la sortie du film Eternals de Marvel Studios (réalisé par Chloé Zhao, novembre 2021).
Panini Comics a choisi pour ce volume inaugural une édition prestige exceptionnelle — grand format 32 cm, dos toilé, 216 pages — qui constitue à la date de parution l’édition de référence pour ce run, avec une galerie de bonus conséquente incluant l’intégralité de l’épisode #1 reproduit en noir et blanc, format permettant d’apprécier pleinement le travail d’encrage d’Esad Ribić.
Les Éternels ont été créés en 1976 par Jack Kirby dans une période d’intense créativité. Kirby, qui venait de quitter DC Comics où il avait créé le New Gods, imaginait chez Marvel une cosmogonie complète : les Célestes, êtres divins venus de l’espace, ont créé deux races à partir de l’ADN humain — les Éternels (immortels, puissants, chargés de protéger la Terre) et les Déviants (instables, monstrueux). Cette mythologie est restée longtemps en marge de l’univers Marvel principal avant que Jason Aaron, puis Kieron Gillen, ne l’intègrent pleinement à la continuité contemporaine.
Kieron Gillen est scénariste britannique, connu pour ses runs sur Journey into Mystery (Loki), Uncanny X-Men, Die (Image), Dark Vador et Immonen. Esad Ribić est dessinateur croate, considéré comme l’un des artistes les plus importants de sa génération chez Marvel — ses runs sur Thor : Le Massacreur de Dieux (avec Jason Aaron) et Secret Wars (avec Jonathan Hickman) ont redéfini l’ambition visuelle du comics superhéroïque.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Ikaris — Éternel aux pouvoirs de vol et de rayons laser oculaires. Figure de proue de l’équipe, dont la loyauté à la mission des Éternels est absolue — et dont les certitudes vont être ébranlées par les événements de ce volume.
Circé (Sersi) — Éternelle à la capacité de transmutation de la matière. Personnage d’une sensibilité particulière dans le run de Gillen, qui en fait la narratrice émotionnelle de la série.
Thena — Guerrière éternelle d’une puissance redoutable. Sa relation complexe avec son propre passé et ses propres démons intérieurs est l’un des fils conducteurs de la série.
Thanos — Le titan fou fait ici une réapparition dont les implications vont bien au-delà de la menace habituelle. Son rôle dans ce volume touche au cœur du secret que Gillen a construit autour de la nature même des Éternels.
Les Éternels ont toujours été l’un des territoires les plus étranges de Marvel.
Jack Kirby les a créés en 1976 avec une ambition cosmique et une liberté totale — une mythologie complète, des Célestes comme dieux créateurs, une Terre comme machine vivante. Cette vision grandiose a longtemps flotté en marge de la continuité Marvel, trop immense pour s’y fondre facilement, trop bizarre pour être ignorée.
Kieron Gillen prend ce matériau avec le sérieux qu’il mérite et y ajoute une question fondamentale : que signifie l’immortalité quand la mort est soudainement possible ? Les Éternels ne peuvent pas vraiment mourir — la Grande Machine les ressuscite. C’est le fondement même de leur existence. Alors quand quelqu’un commence à les tuer et que la Machine ne répond plus, c’est toute leur ontologie qui s’effondre.
Gillen est un scénariste qui construit des mythologies. Son run sur Loki (Journey into Mystery) avait démontré sa capacité à prendre des personnages marginaux et à les placer au centre d’une narration d’une densité remarquable. Sur les Éternels, il opère de même : chaque personnage est une façon différente d’être immortel, d’habiter le temps, de se définir par rapport à une mission qui n’a jamais été choisie.
Esad Ribić apporte à ce récit le traitement visuel qu’il appelle. Ses pages sur Thor : Le Massacreur de Dieux avaient établi un standard de majesté épique dans le comics superhéroïque — paysages gigantesques, figures monumentales, lumière travaillée comme de la peinture. Sur les Éternels, il applique la même grammaire à une échelle encore plus cosmique.
Cette édition prestige — grand format, dos toilé, épisode #1 en noir et blanc — est l’écrin que ce travail mérite.

