TITRE Kali
SOUS-TITRE ÉDITEUR Le nouveau nom de la furie
SCÉNARISTE Daniel Freedman
DESSINATEUR Robert Sammelin
TRADUCTEUR Basile Béguerie
ÉDITEUR Hi Comics
COLLECTION Hi Comics
DATE DE PARUTION (VF) 22 mai 2024
FORMAT Relié 18 x 27 cm — Couleur — 176 pages
ISBN / EAN 978-2-37887-198-7 / 9782378871987
CONTENU VO Kali — Dark Horse Comics (septembre 2023)
NOTE ÉDITORIALE
Roman graphique complet, publié originellement chez Dark Horse Comics en 2023. Kali est la troisième collaboration entre le scénariste Daniel Freedman et l’éditeur Dark Horse après Raiders et Birdking. Robert Sammelin est concept artist et illustrateur reconnu, notamment directeur artistique concept chez Embark Studios (studio de jeux vidéo), avec un portfolio incluant Apple, Nike, The New York Times, Mondo, et des travaux pour Image Comics et Boom! Studios. Kali est sa première incursion dans le roman graphique long format en tant que dessinateur principal.
Kali commence là où la plupart des récits de vengeance n’osent pas : au fond. Le personnage éponyme est déjà à terre, déjà trahie, déjà empoisonnée. Il ne s’agit pas de construire un sentiment de menace — la menace est immédiate, interne, physiologique. Le poison de ses anciens alliés coule dans son sang. Et pourtant, elle se relève.
Ce point de départ radical donne au roman graphique son énergie particulière. Daniel Freedman construit un récit d’action existentielle — une course contre la mort autant que contre ses ennemis — dans un cadre post-apocalyptique qui s’assume pleinement comme territoire du western contemporain. Le désert est le lieu de tous les règlements de comptes : sans loi, sans témoin, sans pitié. L’armée fasciste qui pourchasse Kali n’est pas là pour nuancer le propos — elle est là pour personnifier un système d’oppression que seule une force hors norme peut affronter.
Robert Sammelin apporte à ce récit un style graphique immédiatement identifiable, nourri de ses années de concept art et d’illustration pour des marques et des studios de jeux vidéo (DICE, Embark Studios). Ses compositions sont dynamiques et cinématographiques, ses personnages expressifs sans verser dans la surenchère, et la direction artistique globale — couleurs désaturées et contrastées, cadrages en mouvement — évoque les meilleures séquences visuelles de Mad Max : Fury Road, référence que la presse spécialisée a spontanément convoquée lors de la parution VO chez Dark Horse Comics.
Kali n’est pas un récit de rédemption ni de transformation morale — c’est une déclaration d’intention pure, portée par un personnage féminin qui refuse catégoriquement d’être une victime. Sa brutalité est un choix narratif assumé, pas un excès : dans un monde où la violence est le seul langage universel, Kali parle couramment.

