TITRE Billy Bat — Tome 2
ISBN / EAN 9782811606343
AUTEUR (Dessin & Scénario) Naoki Urasawa
SCÉNARISTE COLLABORATEUR Takashi Nagasaki
TRADUCTEUR Sylvain Chollet
ÉDITEUR Pika Édition (groupe Hachette Livre)
COLLECTION Pika Seinen
DATE DE PARUTION (VF) 14 mars 2012
FORMAT Poche 13 x 18 cm — Noir et blanc (5 premières pages en couleur) — 216 pages
TITRE ORIGINAL ビリーバット (Billy Bat), tome 2 — Kōdansha
PRÉPUBLICATION VO Weekly Morning (Kōdansha), 2008–2016
NOTE ÉDITORIALE
Billy Bat est une série seinen de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki, prépubliée dans le Weekly Morning de Kōdansha entre octobre 2008 et août 2016. Elle compte 20 tomes, publiés en France par Pika Édition entre 2012 et 2017, dans la traduction de Sylvain Chollet. La série est complète.
C’est le premier projet d’Urasawa publié chez Kōdansha — il avait travaillé jusqu’alors exclusivement avec Shôgakukan pour ses séries majeures (Monster, 20th Century Boys, Pluto). Billy Bat est aussi la seule de ses grandes œuvres à avoir été, pendant longtemps, inédite en anglais : une édition américaine chez Kana/Abrams n’a été annoncée qu’en 2025.
La série a été inspirée par un manga oublié des années 1950, Billy Pack de Mitsuhiro Kawashima, dont le héros était un personnage métis nippo-américain. Urasawa s’en est emparé pour construire un récit qui dépasse largement ce point de départ : un thriller historique sur plusieurs millénaires, dans lequel une entité en forme de chauve-souris semble avoir influencé les grands événements de l’histoire humaine depuis l’Antiquité.
Naoki Urasawa est lauréat du prix Shôgakukan à trois reprises, du prix culturel Osamu Tezuka à deux reprises, et de l’Eisner Award en 2011 et 2013. Takashi Nagasaki, ancien directeur de rédaction du Big Comic Original, est son co-scénariste depuis Monster.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Kevin Yamagata — Dessinateur américano-japonais, auteur du comic book Billy Bat, désormais en fuite après la mort de Charlie Ishizuka. Il commence à percevoir que les bandes dessinées du maître Zôfu ont une valeur prophétique — et Billy Bat lui-même lui apparaît en vision pour lui révéler son rôle dans ce qui se trame.
Billy Bat — La chauve-souris qui déborde de plus en plus clairement les frontières de la fiction. Ce tome révèle pour la première fois l’étendue de sa présence à travers l’histoire : de la trahison de Judas au Japon médiéval des ninjas, jusqu’à l’Amérique de la fin des années 1960.
Le deuxième tome de Billy Bat est celui où la série révèle l’étendue de son ambition.
Le premier volume installait une prémisse ancrée dans le Japon de 1949 : un dessinateur américano-japonais, une question de plagiat, une mort, une fuite. Un récit dense, tendu, avec des accents de roman noir. Les dernières pages déplaçaient brutalement le curseur temporel — signal que quelque chose de plus vaste se préparait.
Ce tome 2 confirme et amplifie ce basculement. Le récit saute d’une époque à l’autre : la Jérusalem du premier siècle, le Japon du XVIe siècle, l’Amérique de la guerre froide. Dans chacun de ces contextes, la chauve-souris est là. Pas comme symbole ou allégorie — comme présence active, tirant des fils que les personnages ne voient pas encore.
C’est le dispositif central de Billy Bat, et c’est ici qu’il se déploie pour la première fois complètement. Urasawa utilise la même mécanique narrative que dans 20th Century Boys — la multiplication des époques, des points de vue, des récits en apparence séparés qui convergent vers un même nœud — mais en la poussant à une échelle littéralement historique. De Judas à Kennedy, en passant par des ninjas japonais : tout serait lié, et la chauve-souris en serait le dénominateur commun.
Kevin, lui, est encore au centre du présent diégétique. Sa vision de Billy Bat — la chauve-souris qui lui parle, qui lui dit qu’il est le seul à pouvoir dessiner la suite — est l’une des séquences les plus étranges et les plus réussies du volume. Elle installe une ambiguïté qui ne sera pas résolue de sitôt : Kevin est-il fou ? Ou est-il réellement choisi pour quelque chose ?
Sylvain Chollet, traducteur de la série pour Pika Édition, assure la cohérence stylistique entre les registres très différents que le récit convoque — le noir américain des années 1940, le récit historique en costumes, la vision onirique — sans que les coutures ne se voient.

