SCÉNARISTES : Scott Snyder (DC K.O. #1-2) ; Joshua Williamson et Evan Narcisse (DC K.O.: Knightfight #1-2) ; Joshua Williamson (Superman #31-32) ; John Layman (Titans #28-29)
DESSINATEURS : Javi Fernandez et Xermanico (DC K.O. #1-2) ; Dan Mora (DC K.O.: Knightfight #1-2) ; Eddy Barrows avec Eber Ferreira (Superman #31-32) ; Pete Woods (Titans #28-29)
COLORISTES : Alejandro Sanchez (DC K.O. #1-2) ; Triona Farrell (DC K.O.: Knightfight #1-2) ; Alejandro Sanchez (Superman #31-32) ; Pete Woods (Titans #28-29)
ENCREUR : Eber Ferreira (Superman #31-32) — les autres séries intègrent l’encrage dans le dessin principal
TRADUCTEUR : Yann Graf
ÉDITEUR : Urban Comics
GROUPE ÉDITORIAL : groupe Dargaud-Lombard / Média-Participations
COLLECTION : DC Prime DATE DE PARUTION : 24 avril 2026 FORMAT : broché, 224 pages
ISBN-EAN ÉDITION RÉGULIÈRE : 9791026855941
ISBN-EAN ÉDITION CSA : 9791026856986
CONTENU VO : DC K.O. (2025) #1-2 ; DC K.O.: Knightfight (2025) #1-2 ; Superman (2023) #31-32 ; Titans (2023) #28-29
Note CSA : cette édition est distribuée dans les librairies membres du réseau Comic Shops Assemble avec une couverture variante exclusive. Le contenu est identique à l’édition régulière.
NOTE ÉDITORIALE
DC K.O. est le grand crossover de DC Comics lancé en octobre 2025, conçu comme l’événement majeur de la période DC All In — le relaunch éditorial entamé à l’automne 2024 après les events Dark Crisis et Absolute Power. Scott Snyder, auteur de Dark Nights: Metal et Death Metal, en est l’architecte principal avec Joshua Williamson, qui co-scénarise plusieurs tie-ins. L’événement se déploie sur quarante-deux numéros VO entre octobre 2025 et mars 2026, Urban Comics en proposant une sélection en trois tomes, dont ce premier volume couvre les épisodes fondateurs.
Le point de départ est radical : Darkseid, seigneur d’Apokolips, a gagné. Le Cœur d’Apokolips — entité cosmique issue de sa planète natale — a corrompu et transformé la Terre, abattant tous les héros. L’unique solution imaginée par la Ligue de Justice pour vaincre le tyran : organiser un tournoi de trente-deux combattants tirés de l’ensemble de l’univers DC — héros et vilains confondus. Le vainqueur deviendra le “King Omega”, le seul être suffisamment puissant pour affronter Darkseid en combat singulier. Une seule règle : ne pas retenir ses coups. Piège supplémentaire : plus un combattant se rapproche du Cœur d’Apokolips en progressant dans le tournoi, plus il se corrompt, se transforme, risque de perdre son identité.
Le concept emprunte délibérément au registre des jeux de combat (Street Fighter, Mortal Kombat) et des tournois de manga shônen, assumant une dimension spectaculaire et divertissante que les scénaristes ne cherchent pas à dissimuler. Snyder joue sur la tension entre la lisibilité grand public du concept — un bracket de 32 combattants avec un tableau d’affrontements publié dans le premier épisode — et des enjeux cosmiques qui impliquent la survie de l’univers DC. La nature de Darkseid dans cet arc réserve une surprise narrative dont les sources consultées suggèrent qu’il participe lui-même au tournoi dissimulé derrière une autre identité.
Ce tome 1 couvre les deux premiers épisodes principaux et leurs tie-ins immédiats. Les Titans (#28-29, John Layman et Pete Woods) sont chargés de l’évacuation des populations terrestres pendant que Cyborg — l’un des trente-deux combattants désignés — brille par son absence dans sa propre série. Les épisodes Superman (#31-32, Joshua Williamson, Eddy Barrows et Eber Ferreira) montrent Lois Lane et Superboy au premier plan en l’absence de Clark Kent, engagé dans le tournoi : Williamson y développe des fils narratifs propres à son run Superman tout en les articulant avec l’event. DC K.O.: Knightfight (#1-2, Joshua Williamson et Evan Narcisse, dessin Dan Mora) suit Batman — l’un des premiers éliminés du tournoi — projeté dans des Gotham alternatives où Dick Grayson et Jason Todd, ses anciens Robin, sont devenus Batman à sa place.
Graphiquement, ce premier tome mobilise quatre équipes artistiques distinctes qui reflètent les registres différents de chaque série. Javi Fernandez et Xermanico alternent sur les épisodes principaux avec un style dynamique, découpages widescreen et gestion des masses en mouvement typique du comics super-héroïque spectaculaire contemporain. Alejandro Sanchez assure une cohérence colorimétrique sur les épisodes DC K.O. et Superman. Dan Mora apporte sur Knightfight son efficacité habituelle et ses designs nets, même si les critiques soulignent une préférence pour sa colorisation par Tamra Bonvillain — absente de ce volume — plutôt que celle de Triona Farrell. Eddy Barrows et Eber Ferreira sur Superman livrent un dessin musclé et dynamique dans la tradition du super-héros classique.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Darkseid. Seigneur d’Apokolips, tyran cosmique et antagoniste absolu de cet event. Dans DC K.O., Darkseid est présenté comme ayant déjà gagné — sa victoire est le point de départ, non le but à atteindre. Sa présence dans le tournoi lui-même, dissimulé derrière une autre identité, constitue le pivot narratif secret de l’arc.
Batman (Bruce Wayne). Premier éliminé du tournoi, Batman est propulsé dans des Gotham alternatives où Dick Grayson et Jason Todd ont pris sa place. L’arc Knightfight explore ce que signifie être Batman par comparaison avec ceux qui ont tenté de l’être — et ce qui distingue fondamentalement Bruce Wayne de ses héritiers.
Superman (Clark Kent). Représentant les héros dans le tournoi, Superman est peu présent dans ses propres tie-ins, ce qui laisse Lois Lane et Superboy au premier plan et révèle la richesse de l’univers Williamson autour du personnage.
Les Titans. Équipe de héros en charge de l’évacuation civile pendant que la Terre se transforme. Cyborg, l’un des combattants désignés, est absent de ses propres coéquipiers — tension dramatique centrale des épisodes Titans.
Wonder Woman, Flash, Aquaman, Green Lantern et les autres combattants. Le tournoi regroupe trente-deux champions issus de tout l’univers DC, incluant des vilains comme Lobo, Harley Quinn, le Joker ou Lex Luthor — dont la présence illustre la logique de l’event : toutes les identités morales sont momentanément suspendues au profit de la survie.

