TITRE Star Wars : Dark Maul — Soif de Sang
ISBN / EAN 9782809464306
SCÉNARISTE Cullen Bunn
DESSINATEUR Luke Ross
COLORISTE Nolan Woodard
RÉCIT BONUS Chris Eliopoulos (scénario et dessin — court récit mettant en scène des droïdes)
COUVERTURE Rod Reis
TRADUCTEUR Thomas Davier
LETTRAGE VF Christophe Semal, Laurence Hingray
ÉDITEUR Panini Comics
COLLECTION 100% Star Wars
DATE DE PARUTION (VF) 4 octobre 2017
FORMAT Grand format cartonné 17 x 26 cm — Couleur — 128 pages
CONTENU VO Darth Maul (2017) #1–5 + court récit droïdes de Chris Eliopoulos — Marvel Comics (épisodes inédits en VF à la date de parution)
NOTE ÉDITORIALE
Star Wars : Dark Maul est la première série Marvel Comics entièrement consacrée au personnage de Dark Maul, publiée en 2017. Elle s’inscrit dans l’univers canonique Star Wars tel que redéfini par Disney/Lucasfilm depuis 2014.
La série se déroule juste avant les événements de l’Épisode I — La Menace Fantôme, à une époque où Maul est encore l’apprenti secret de Dark Sidious. Le propos central est l’impatience chronique du personnage : formé pour être une arme, il ronge son frein sous les ordres d’un maître qui lui confie des missions qu’il juge indignes de ses capacités. Sa rencontre avec une jeune Padawan Jedi — Eldra Kaitis — va lui fournir enfin l’occasion qu’il attendait.
Cullen Bunn est scénariste américain connu pour ses travaux chez Marvel (Magneto, Uncanny X-Men) et DC, ainsi que pour ses séries creator-owned (Harrow County, Hellbreak). Luke Ross, dessinateur brésilien, est connu pour ses runs sur Captain America, Hercules et diverses séries Star Wars chez Marvel.
Le personnage de Dark Maul a été créé par George Lucas pour l’Épisode I (1999), incarné à l’écran par Ray Park. Il est devenu l’un des personnages les plus populaires de la saga grâce à son développement dans les séries animées Star Wars : The Clone Wars et Star Wars Rebels.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Dark Maul — Apprenti Sith de Dark Sidious, disciple du Côté Obscur depuis l’enfance. Machine à combattre d’une efficacité redoutable, il subit avec une frustration croissante les missions que lui confie son maître — traquer des pirates, neutraliser des obstacles politiques — alors que sa véritable obsession est de tester ses talents contre un vrai Jedi. Ce tome explore la période juste avant La Menace Fantôme, où sa soif de sang Jedi atteint son paroxysme.
Dark Sidious — Le maître de Maul, figure de contrôle froide et calculatrice. Il retient délibérément son apprenti pour des raisons stratégiques — la discrétion est cruciale tant que la révélation des Sith n’est pas le moment opportun. La tension entre les deux est le moteur dramatique central de la série.
Eldra Kaitis — Jeune Padawan Jedi tombée aux mains d’un seigneur du crime. Sa captivité offre à Maul l’opportunité qu’il cherchait : un vrai combat contre un adversaire du Côté Lumineux. Personnage créé pour cette série.
Dark Maul est un personnage construit sur une frustration.
Dans L’Épisode I, il n’a que deux répliques. Ce n’est pas de la paresse scénaristique — c’est un choix délibéré de George Lucas pour créer un antagoniste dont la présence silencieuse impose d’emblée. Maul n’a pas besoin de parler. Il est une arme. Il attend. Il frappe.
Cullen Bunn s’empare de cette caractérisation pour en faire le moteur de sa mini-série : un récit sur l’attente insupportable. Maul est prêt. Il est formé. Il est capable. Et son maître lui demande de traquer des pirates. La tension entre l’apprenti et Sidious — entre la soif d’agir et la discipline de la discrétion — est la ligne narrative la plus intéressante du volume.
La série est aussi une plongée dans la mécanique de la Règle de Deux : dans un Ordre composé de seulement deux Sith, chaque interaction entre maître et apprenti est un rapport de pouvoir permanent. Sidious ne laisse rien au hasard. La frustration de Maul est peut-être elle-même un outil de formation.
Luke Ross apporte à ces épisodes un dessin solide et expressif, particulièrement efficace dans les séquences d’action et les scènes de confrontation au sabre laser. Son Dark Maul est physiquement imposant sans perdre l’agilité acrobatique qui définit le personnage à l’écran.
Le court récit en bonus de Chris Eliopoulos, centré sur des droïdes, offre un contrepoint humoristique bienvenu à la noirceur du récit principal.

