TITRE Venom : Venom vs Toxin
SOUS-TITRE ÉDITEUR La Nuit des Tueurs de Symbiotes
SCÉNARISTE Cullen Bunn
DESSINATEURS Declan Shalvey (principal), Pepe Larraz, Kim Jacinto, Jorge Coelho
COLORISTE PRINCIPAL Lee Loughridge
TRADUCTRICE Sophie Watine-Vievard
ÉDITEUR Panini Comics
COLLECTION Marvel Dark
DATE DE PARUTION (VF) 2 janvier 2019
FORMAT Cartonné 17,6 x 26,6 cm — Couleur — 112 pages
ISBN / EAN 978-2-8094-7588-3 / 9782809475883
CONTENU VO Venom (2011) #31–35 — Marvel Comics
NOTE ÉDITORIALE
Cet album s’inscrit dans la période Agent Venom — l’ère où Flash Thompson, ancien ennemi puis admirateur de Spider-Man, porte le symbiote Venom au service du gouvernement américain. Cullen Bunn reprend la série lancée par Rick Remender et en pousse les enjeux dans une direction plus sombre, centrée sur la généalogie des symbiotes. La série Venom (2011) se déroule en continuité directe avec les volumes précédents de la même série. Eddie Brock, créateur original du premier Venom, fait son retour dans cet arc en tant que porteur de Toxin — un symbiote “petit-fils” de Venom. L’album est une édition de librairie intégrant des épisodes précédemment publiés en kiosque dans le magazine Venom de Panini.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Flash Thompson (Agent Venom) — Ancien camarade de classe de Peter Parker, Flash Thompson est un soldat qui a perdu ses jambes au combat. Le symbiote Venom lui permet de les retrouver et de servir comme soldat suréquipé. Dans cet arc, il est le protecteur attitré de Philadelphie et se retrouve en confrontation directe avec Toxin.
Eddie Brock — Le créateur et premier porteur du symbiote Venom, longtemps passé du côté des antivilains. Dans cet arc, il revient en tant que nouvel hôte de Toxin — le symbiote “petit-fils” de Venom — dans une configuration inédite qui reconfigurera sa trajectoire dans les années suivantes chez Marvel.
Toxin — Symbiote issu de Carnage (lui-même né de Venom), présenté comme particulièrement instable et dangereux. Son nouveau porteur dans cet arc marque une étape importante dans la continuité de l’univers symbiote.
L’ère Agent Venom est l’une des périodes les plus originales de l’histoire du personnage. Rick Remender, puis Cullen Bunn à sa suite, ont eu l’idée de déplacer le symbiote loin d’Eddie Brock pour le confier à Flash Thompson — un personnage radicalement différent : soldat, admirateur de Spider-Man, homme blessé qui trouve dans le symbiote une façon littérale de se tenir debout à nouveau. Cette réorientation a donné à la franchise une dimension militaire et morale inédite, le symbiote n’étant plus une métaphore de la rage et de la haine (comme avec Brock) mais une béquille et un outil au service d’un homme qui cherche à faire le bien.
Cet arc — couvrant les épisodes 31 à 35 de Venom (2011) — marque le point de rencontre entre deux générations de l’univers symbiote. Flash Thompson, en tant qu’Agent Venom officiant à Philadelphie, se retrouve confronté à un symbiote encore plus instable que le sien : Toxin. Né de Carnage lui-même — lui-même né de Venom — Toxin est présenté comme particulièrement dangereux, ni héros ni vilain, juste une force chaotique à contenir.
La grande révélation de l’arc est l’identité du porteur de Toxin : Eddie Brock, le premier Venom. Son retour dans cet rôle — celui du porteur d’un symbiote qui n’est pas le sien et qui représente une descendance tumultueuse — est une façon pour Cullen Bunn de réintégrer Brock dans la continuité active sans simplement lui rendre l’ancien symbiote. C’est un choix narratif qui portera ses fruits dans les années suivantes, et notamment dans le run de Donny Cates.
Cullen Bunn apporte à la série un registre plus sombre et plus viscéral que son prédécesseur. Declan Shalvey — connu pour Moon Knight et ses collaborations avec Warren Ellis — livre un travail graphique efficacement inquiétant, avec des passages d’action frénétique et des moments de tension atmosphérique typiques du registre body horror qui caractérise les meilleurs arcs de la franchise symbiote.

