TITRE Pluto — Tome 3
ISBN / EAN 9782505008729
AUTEUR (Dessin & Scénario) Naoki Urasawa
SCÉNARISTE COLLABORATEUR Takashi Nagasaki
D’APRÈS L’UNIVERS DE Osamu Tezuka (Astro Boy / Tetsuwan Atom)
TRADUCTEUR Thibaud Desbief
ÉDITEUR Kana (groupe Dargaud-Lombard)
COLLECTION Big Kana
DATE DE PARUTION (VF) 1er avril 2010
FORMAT Poche 12,7 x 18 cm — Noir et blanc — 192 pages
TITRE ORIGINAL プルートウ (Pluto), tome 3 — Shôgakukan
PRÉPUBLICATION VO Big Comic Original
NOTE ÉDITORIALE
Pluto est une réécriture en huit tomes d’un arc fondateur du manga Astro Boy d’Osamu Tezuka — “Le robot le plus fort du monde” (paru dans le tome 5 de l’anthologie Astro Boy) — entreprise par Naoki Urasawa avec l’accord et la participation de la succession Tezuka. Le scénariste Takashi Nagasaki, collaborateur historique d’Urasawa (Monster, 20th Century Boys), co-signe le récit.
La série est publiée en VF par Kana dans la collection Big Kana, traduite dans son intégralité par Thibaud Desbief (tomes 1 à 7), traducteur attitré des œuvres d’Urasawa en France (Monster, Master Keaton). Chaque tome comporte une postface de Fusanosuke Natsume, spécialiste japonais de la bande dessinée.
Pluto est une série complète en 8 tomes. Elle a fait l’objet d’une adaptation animée Netflix (2023), produite par le studio Satelight.
PERSONNAGES PRINCIPAUX
Gesicht — Robot-inspecteur appartenant à Europol. L’un des sept robots les plus puissants au monde. Vétéran de la guerre d’Asie centrale, il mène l’enquête sur les meurtres de ses anciens compagnons d’armes — tout en sachant qu’il figure lui-même sur la liste des cibles. Personnage central de la série : figure de l’humanité machinale, tiraillé entre sa fonction et ses émotions naissantes.
Astro (Atom) — Le robot créé par le Docteur Tenma. Dans l’univers de Pluto, il n’est pas le héros classique du manga de Tezuka, mais l’un des sept robots visés par le tueur — ici renommé Pluto, du nom du dieu des Enfers.
Pluto — L’antagoniste mystérieux qui s’en prend aux sept robots les plus puissants du monde. Son apparition à la fin de ce tome marque l’escalade du récit vers une autre dimension.
Pluto est l’un des projets les plus ambitieux de la bande dessinée mondiale des années 2000.
Naoki Urasawa — auteur de Monster et 20th Century Boys, considéré comme l’un des maîtres du manga contemporain — a choisi de reprendre un arc d’Astro Boy d’Osamu Tezuka non pas pour le rendre accessible à un nouveau public, mais pour le transformer de l’intérieur. Il garde le cadre, les personnages, la prémisse. Et il y greffe sa propre obsession : l’enquête, la psychologie, la mémoire, la question de ce qui fait qu’un être — humain ou artificiel — peut souffrir, aimer, haïr.
Dans cet univers futuriste, robots et humains vivent côte à côte depuis suffisamment longtemps pour que la question de leurs droits soit posée, sans être résolue. Le souvenir d’une guerre d’Asie centrale plane sur tous les personnages. Et quelqu’un — quelque chose — assassine méthodiquement les sept robots les plus puissants au monde, laissant sur chaque corps une étrange mise en scène funèbre.
Ce troisième tome est celui de la prolifération, pour reprendre un terme de critique littéraire. L’enquête de Gesicht s’élargit, le récit essaime dans plusieurs directions simultanément — à la manière de Monster, dont la construction narrative en tire-bouchon est l’une des marques de fabrique d’Urasawa. Les personnages secondaires gagnent en profondeur. Un épisode — un robot sans conscience qui donne la vie sans comprendre ce qu’il fait — résume à lui seul ce que Pluto cherche à explorer : la beauté involontaire, l’humanité sans la comprendre.
Et Pluto lui-même fait son apparition. Le nom du dieu des Enfers, pour un ennemi dont on ne sait pas encore s’il est une machine ou quelque chose d’autre.
Thibaud Desbief, traducteur des œuvres d’Urasawa chez Kana depuis les débuts de Monster en France, assure une traduction dont la fluidité est unanimement saluée — au point que l’on en oublie qu’il s’agit d’un texte traduit du japonais.

